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De ma solitude est né un être cynique, triste constat en poésie, d'une existence prise de délires oniriques. Le ver illusoire dévore ma rationalité, Viendra un temps où je serai haï, Lui vous regardera avec mépris, Moi, de votre indifférence future je serai affaibli. De ces actes non-admis, Le pacte de mon indignité sera à jamais scellé, Il sera alors trop tard pour regretter, Lui jubilera de plaisir et d'envie, Mais qui est le démon? L'être enfanté de la douleur, Ou le créateur se laissant dominer par son malheur? Dans l'intellect sombre, le prêtre ne fait pas de sermon. Le nuage noir de ma conscience, Ne m'amène que dans la voie de l'abjection, Ainsi crois-je en la réminiscence, De mon âme aux allures de piteux haillons. Vois comme son pouvoir est grand, Vois ce talent qu'il emploie aisément, A apporter la confusion dans l'esprit des gens, Je pose un genoux à terre, vous implorant. Ce poème est son alerte, Son appétit sauvage n'a pas d'égal, De l'apparence il n'a que la mygale, Qui dévore inlassablement ses proies inertes. Attaché à une vie sans amour, Mes forces diminuent chaque jour, Attaché à une vie sans étoiles, L'araignée a tissé sa toile. |
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